L’histoire du Kalimba

DiffĂ©rents types d’idiophones et de lamelles plumĂ©s existent en Afrique depuis des milliers d’annĂ©es. Les lames Ă©taient Ă  l’origine en bambou, mais au fil des ans, des clĂ©s en mĂ©tal ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©es.

Le mbira semble avoir Ă©tĂ© inventĂ© deux fois en Afrique : un instrument en bois ou en bambou est apparu sur la cĂŽte ouest de l’Afrique il y a environ 3 000 ans, et des lamellophones en mĂ©tal ont fait leur apparition dans la vallĂ©e du ZambĂšze il y a environ 1 300 ans.

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Ces instruments en mĂ©tal ont parcouru tout le continent, devenant populaires parmi les Shona du Zimbabwe (d’oĂč vient le mot mbira) et d’autres groupes indigĂšnes du Zimbabwe et du Mozambique Le mbira s’est diffĂ©renciĂ© dans sa forme physique et ses utilisations sociales Ă  mesure qu’il se rĂ©pandait.

Des instruments semblables Ă  Kalimba ont vu le jour dans le nord de l’Afrique du Nord jusqu’Ă  l’extrĂ©mitĂ© sud du dĂ©sert du Kalahari, et de la cĂŽte est jusqu’Ă  la cĂŽte ouest, bien que de nombreux ou la plupart des groupes de personnes en Afrique ne possĂšdent pas de mbiras. Il y avait des milliers d’accords diffĂ©rents, de dispositions de notes diffĂ©rentes et de conceptions d’instruments diffĂ©rentes, mais il y a une disposition hypothĂ©tique d’accords et de notes de l’instrument original Ă  mĂ©tal d’il y a 1300 ans.

Au milieu des annĂ©es 1950, le mbira a servi de base au dĂ©veloppement du kalimba, une version occidentale conçue et commercialisĂ©e par l’ethnomusicologue Hugh Tracey, ce qui a conduit Ă  une grande expansion de sa distribution hors d’Afrique.

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Acoustique
Les lamellophones sont des instruments qui ont de petites lames, ou « lamelles », que l’on joue en les pinçant. Contrairement aux instruments Ă  cordes ou aux instruments Ă  colonne d’air comme les flĂ»tes, les harmoniques d’une lamelle plumĂ©e sont inharmoniques, donnant au mbira un son caractĂ©ristique Les harmoniques inharmoniques sont plus fortes Ă  l’attaque et s’estompent assez rapidement, laissant un son presque pur.

La disposition des notes de certains mbira (par exemple le kalimba et le nyunga nyunga) possĂšde les notes de la gamme qui montent sur les lames du centre vers l’extĂ©rieur en alternance de droite Ă  gauche, ce qui fait que les accords sont faits par des lames adjacentes. Lorsqu’une lame est arrachĂ©e, les lames adjacentes vibrent Ă©galement, et ces vibrations secondaires harmonisantes jouent un rĂŽle similaire Ă  celui des harmoniques d’un instrument Ă  cordes – elles augmentent la complexitĂ© harmonique d’une note individuelle.

Cette alternance gauche-droite n’est pas vraie pour le mbira dzavadzimu, oĂč les notes sont disposĂ©es avec les notes les plus basses sur chaque registre situĂ©es vers le centre du mbira et s’Ă©lĂšvent vers l’extĂ©rieur. Il y a cependant des ruptures notables dans cette progression linĂ©aire qui sont constantes dans tous les mbira dzavadzimu.

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